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Un 27 Mai sous le signe de la jeunesse

Depuis de nombreuses années St-Pourçain possède sa stèle Jean Moulin, c'est devant celle-ci que s'est déroulée la première commémoration officielle de la Journée Nationale de la Résistance, ce 27 Mai 2014.

Celle-ci était organisée pour la première fois par la municipalité en présence des porte-drapeaux, d'Emmanuel Ferrand, adjoint au Maire, des conseillers municipaux, des personnalités civiles et militaires, d'une délégation CGT, des sapeurs pompiers, de la protection civile, de la police municipale et de nombreux représentants du monde combattant, résistant, déporté, ainsi que des professeurs du Lycée Blaise de Vigenère et du directeur de Notre Dame des Victoires.

Les gerbes furent déposées successivement par Jacky Cartoux et René Merle (ANACR-ARAC), par Christelle Hébrard et Michel Pany (UL CGT), par Hélène Daviet (représentant Jean Mallot), par Emmanuel Ferrand adjoint (municipalité).

Ensuite il y eut deux discours, tout d'abord un très émouvant sur Jean Moulin prononcé par Maëva et Corentin, élèves de seconde du Lycée Blaise de Vigenère, et le second une déclaration de l'ARAC lue par René Merle.

La cérémonie s'est achevée  par un vibrant  et émouvant « Chant des partisans ».

Dans le salon d'honneur de la Mairie, Jacky Cartoux, président de l'ANACR, devait déclarer :

« Le 27 Mai, reconnu officiellement "Journée Nationale de la Résistance" est une revendication de l‘ANACR depuis 25 ans. Pour nous, jeunes amis de la Résistance c'est une grande reconnaissance pour tous ces résistants qui ont contribué à chasser l'ennemi nazi.

Dans tous les pays subissant le joug des nazis et des fascistes, ceux ci commirent des crimes innombrables mais les peuples se dressèrent pour les combattre, immobilisant ainsi des forces considérables de l'ennemi, leur portant même des coups importants. Ce fut le cas dans notre pays où, dès les premières heures de l'Occupation, se manifestèrent les premiers actes de résistance à l'encontre de l'envahisseur et de ceux qui, pendant quatre années allaient s'en faire les complices actifs, à savoir les tenants du régime pétainiste. Des premiers actes de résistance qui vont donner rapidement naissance à ce que notre peuple et l'Histoire appelleront la RESISTANCE.

Cette résistance que Jean MOULIN, à la demande du Général De Gaulle, unifiera  au sein du Conseil National de la Résistance et qui se réunira la première fois le 27 Mai 1943 rue du Four à Paris. 

Une résistance qui, par l'action de ses groupes urbains de combat et de ses maquis, entretiendra une insécurité permanente pour les forces de l'ennemi.

Une résistance qui, par la diffusion de ses journaux et tracts clandestins combattra sa propagande et celle de ses complices.                                                                                                    

Une résistance qui, par les renseignements transmis aux Alliés par ses réseaux, aidera parfois de manière décisive à préparer les débarquements libérateurs de 1944.

La Résistance apporta un concours précieux en même temps qu'elle donna dès les premières heures de la libération du sol national, en prenant le contrôle région par région, l'assise territoriale permettant au Gouvernement Provisoire du Général DE GAULLE d'asseoir l'indépendance de notre pays auprès des alliés. Nous attachons une grande importance à ce que soient commémorés comme il convient l'Appel du 18 Juin qui permit à la France de rester parmi les alliés combattant le nazisme et de déclencher les mouvements de résistants.

Ce programme du CNR, programme rénovateur, qui a permis de construire une société nouvelle, démocratique et sociale dès la fin de la Guerre. Doit on aujourd'hui laisser attaquer et dilapider tout son contenu social ?

Après tout ce que je viens d'aborder, je ne peux m'empêcher de réagir au séisme qui a frappé durement notre vie politique française, dimanche dernier (le 25 Mai).

Après  des attaques régulières des acquis du CNR , va-t-on aussi perdre aujourd'hui  nos libertés. Notre association ANACR est ouverte à toutes les sensibilités, la preuve en a été donné par la composition du CNR mais en aucun cas elle ne pourra accepter de livrer notre pays, terre de liberté et de démocratie à des dirigeants politiques anti européens qui prônent  le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie. »

Pour terminer, le Comité a remis aux élèves qui ont lu le message, un fascicule du programme du CNR.

 

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